L’Italie absente du Mondial 2026 après une troisième non-qualification consécutive
L’Italie ne participera pas à la Coupe du monde 2026, organisée au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Deuxième du groupe I derrière une Norvège invaincue, la Squadra Azzurra n’a pas obtenu son billet pour la phase finale. Cette absence prolonge une série sans précédent pour une sélection quadruple championne du monde, déjà absente des éditions 2018 et 2022.
L’Italie termine deuxième du groupe I, derrière la Norvège
Les éliminatoires européens étaient organisés par l’UEFA sous la forme de groupes à cinq équipes, avec des matchs aller-retour. Dans le groupe I, l’Italie affrontait la Norvège, Israël, l’Estonie et la Moldavie. Le premier obtenait une qualification directe, tandis que le deuxième devait passer par les barrages.

La campagne italienne a été solide contre les autres adversaires, mais elle n’a jamais permis de reprendre la main sur la Norvège. Les deux confrontations directes ont pesé lourd : une défaite 0-3 le 6 juin 2025, puis un revers 1-4 lors de la dernière journée, le 16 novembre. Face à un concurrent direct aussi régulier, l’écart s’est installé rapidement.
| Équipe | Points | Matchs | Victoires | Nuls | Défaites | Différence de buts |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Norvège | 24 | 8 | 8 | 0 | 0 | +32 |
| Italie | 18 | 8 | 6 | 0 | 2 | +9 |
| Israël | 12 | 8 | 4 | 0 | 4 | Non indiquée |
| Estonie | 4 | 8 | 1 | 1 | 6 | Non indiquée |
| Moldavie | 1 | 8 | 0 | 1 | 7 | Non indiquée |
Le contraste est net : la Norvège a remporté ses huit matchs, inscrit 37 buts et n’en a encaissé que 5. L’Italie a marqué 21 buts et en a concédé 12. Son bilan reste correct dans l’absolu, mais il ne suffisait pas pour rivaliser avec un leader sans défaite. Les six points d’écart résument une campagne dominée par les Scandinaves.
Les résultats qui ont façonné le parcours italien
L’Italie a pris les points attendus contre Israël, l’Estonie et la Moldavie. Une qualification dépend toutefois aussi des confrontations directes avec le principal rival. Les deux matchs contre la Norvège ont fragilisé sa position dès le début, puis ont définitivement confirmé l’écart à l’automne.
| Date | Match | Résultat | Lecture sportive |
|---|---|---|---|
| 6 juin 2025 | Norvège – Italie | 3-0 | Départ manqué contre le concurrent direct |
| 8 septembre 2025 | Israël – Italie | 1-4 | Réaction offensive italienne |
| 11 octobre 2025 | Italie – Estonie | 3-1 | Victoire attendue à domicile |
| 14 octobre 2025 | Italie – Israël | 3-0 | Match maîtrisé et sans but encaissé |
| 13 novembre 2025 | Moldavie – Italie | 0-2 | Succès nécessaire dans la course à la deuxième place |
| 16 novembre 2025 | Italie – Norvège | 1-4 | Défaite qui confirme l’écart avec le leader |
Pourquoi la différence de buts compte autant
Dans un groupe de qualification, les points restent le premier critère. La différence de buts donne toutefois une indication sur la marge d’une équipe. Le +32 de la Norvège, contre le +9 de l’Italie, traduit deux parcours différents : la première a imposé son rythme à tous ses adversaires, tandis que la seconde a gagné souvent sans afficher la même maîtrise.
Les 18 points italiens ne suffisent pas à effacer les deux défaites contre la Norvège. Ces revers ont empêché la Squadra Azzurra de terminer première et ont aussi révélé une fragilité défensive, avec sept buts encaissés sur ces deux seuls matchs. L’Italie a donc réussi à prendre les points nécessaires contre les équipes moins bien classées, sans répondre dans les rencontres qui pesaient le plus lourd.
Des barrages à la non-qualification : comprendre le statut de l’Italie
La deuxième place du groupe I n’offrait pas de qualification automatique. Elle envoyait l’Italie vers les barrages, une étape supplémentaire où la moindre erreur peut mettre fin au parcours. Au terme de cette route, la Nazionale n’a pas obtenu sa qualification et sera donc absente de la phase finale de la Coupe du monde 2026.
Cette distinction permet de comprendre le statut de l’Italie pour le Mondial 2026. La Norvège, première avec 24 points, a validé son billet directement. L’Italie, deuxième avec 18 points, a perdu l’accès direct et n’a pas transformé sa place au classement en qualification finale. La défaite 1-4 contre la Norvège lors de la dernière journée reste le symbole le plus visible de cet échec.
Le format élargi de la Coupe du monde à 48 équipes accentue le contraste. Davantage de places étaient disponibles, mais cela n’a pas compensé une campagne où le principal concurrent a remporté tous ses matchs. L’Italie n’a donc pas été devancée sur un simple détail de calendrier : elle a été dominée par la Norvège sur l’ensemble du groupe.
Trois Mondiaux manqués malgré un palmarès unique
La portée de cette non-qualification tient aussi au statut historique de l’Italie. La sélection compte quatre titres de championne du monde, remportés en 1934, 1938, 1982 et 2006. Avec 18 participations avant l’édition 2026, elle reste l’une des grandes nations de l’histoire du tournoi.
Une absence peut arriver à une sélection majeure. En manquer trois de suite, en 2018, 2022 et 2026, change la lecture de la situation. L’Italie ne fait plus face à un accident isolé, mais à un déclassement qui pose des questions sur la continuité de son modèle, le renouvellement de son effectif et sa place dans le football international.
Une crise qui dépasse le résultat d’un match
Les critiques portent depuis plusieurs années sur la formation, la gouvernance et l’utilisation des talents italiens dans le championnat local. Roberto Baggio, directeur technique à partir de 2010, avait remis en novembre 2011 un rapport de 900 pages consacré à la réforme du football italien, avant de démissionner en 2013. L’absence de réforme structurelle revient ainsi dans les débats après chaque élimination.
La FIGC occupe une place centrale dans ces discussions. Présidée par Gabriele Gravina depuis 2017, la fédération doit répondre à une attente forte : redonner à la sélection une identité compétitive durable, au-delà des changements de sélectionneur et des réactions immédiates. Gennaro Gattuso et Gianluigi Buffon incarnent une culture de la victoire, mais le défi porte aussi sur la reconstruction du vivier, des méthodes de travail et de la continuité sportive.
Pour les supporters, l’absence de l’Italie au Mondial 2026 est donc particulièrement douloureuse. Elle prive le tournoi d’un maillot et d’un palmarès majeurs. Elle rappelle surtout que les succès de 1934, 1938, 1982 et 2006 ne protègent pas une sélection contre les effets d’un retard sportif accumulé.
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